ScoumounMan – Chapitre 14

Cette fois, il était forcé de faire quelque chose, mais il essayerait d’en faire le moins possible, afin de prendre peu de risque. Concours de circonstances, le job coïncidait correctement avec cette doctrine : si tout se passait comme prévu, il ne devrait rien faire du tout. Un mec allait se pointer à l’adresse qu’on lui avait donnée. Si le mec faisait ce qui lui avait été dit, Claude était tranquille. Si ça partait en sucette, Claude devrait le buter avec le flingue qu’il avait dans la poche. La philosophie de son patron était que ses malabars, ses proches collaborateurs, ne devait pas se salir « trop » les mains. C’était à des types comme Claude de s’en charger. Ils les payaient assez pour risquer la prison à vie et, des mecs comme Claude, on en trouvait à tous les coins de rue. Des proches collaborateurs, c’était plus compliqué.

Claude était tendu comme s’il devait lâcher une caisse dans un métro bondé. Ça peut très bien se passer, ou très mal, mais, avec lui, avant même de devoir détendre de force l’extrémité de son sillon interfessier, une odeur scatologique prélude déjà l’éructation ronflante : la malchance excrémentielle s’annonce toujours.

 Selon son patron, « le coup n’était pas bien préparé ». C’était pour ça qu’il avait besoin de lui : « Au cas où… ». Une femme lui avait donné un filon sur son mari. De quoi lui extorquer de l’argent facilement. Son patron n’avait pas eu le temps d’enquêter sur les risques potentiels de l’affaire. Apparemment, le mari était spécial. La femme avait pris les devants. Le coup était monté. Il ne lui restait plus qu’à récupérer l’argent. Il avait accepté et Claude aussi. Ça puait la scoumoune à plein nez.

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